Le bocage, terre de croyants

croixAu cours de l'histoire, les habitants du Bocage ont toujours farouchement défendu leur foi : ils sont nombreux à adopter la Réforme protestante autour de Moncoutant au XVIe siècle. A la Révolution, d'autres se rangent derrière les prêtres qui refusent de se rallier au nouveau régime. Certains iront même jusqu'à constituer une Petite Eglise, communauté religieuse dissidente toujours vivante à Courlay. Plus près de nous, en 1905 au moment de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, les inventaires menés dans chaque église ont suscité des troubles, comme en témoignent encore aujourd'hui des portes enfoncées et conservées en souvenir.

Le protestantisme en bocage

Au XVIe siècle, les habitants de La Forêt-sur-Sèvre et de ses environs adhèrent aux idées de la Réforme.

En 1612, Duplessis-Mornay, compagnon d’Henri IV, surnommé « Le Pape des Huguenots » acquiert le château de La Forêt et y installe une imprimerie pour la diffusion de ses oeuvres. Les guerres de religion obligeront les protestants à abjurer, à pratiquer dans la clandestinité ou à s’exiler.

A voir : Le musée de la France protestante de l'Ouest (à Bois Tiffrais entre Pouzauges et Chantonnay) : livres, chaire du désert, maquette, collection de méreaux...

Le Temple

Ce village doit son nom à la commanderie de Templiers, fondée au XIIe siècle. Elle passa ensuite aux mains des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, puis
aux chevaliers de Malte. Au moyen-âge, elle accueillit les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Site privé.

A voir dans l’église paroissiale construite en 1848 avec les pierres de l’ancienne chapelle de la commanderie, le bénitier et la table d’autel ornée de moulures.

La Petite Eglise

Un noyau d’environ 3000 fidèles, concentrés sur le Bocage Bressuirais dont Courlay, perpétue la pratique religieuse catholique d’avant la Révolution. Cette dissidence est née du refus du Concordat de 1801 qui soumettait l’église de France au pouvoir. Les Bocains, habitués depuis dix ans au culte clandestin des prêtres réfractaires, ont continué à vivre leur religion comme avant les guerres de Vendée.

Malgré l’absence de prêtres depuis près de 150 ans, la rigueur de la pratique religieuse n’a pas fléchi : fêtes et jeûnes s’accomplissent selon les règles d’avant la Révolution. Cette communauté continue de vivre dans la discrétion et ses membres se rassemblent à la chapelle privée au lieu dit La Plainelière : construite de 1827 à 1829 après la mort du dernier prêtre anticoncordataire, elle fut agrandie en 1873 et 1933.

Le marbre de Faye l’Abbesse (4e siècle)

Saint Hilaire, évêque de Poitiers, venait, dit-on, souvent dans notre région. Grand adversaire de l'arianisme, il empruntait la voie romaine pour venir évangéliser une population encore très imprégnée de paganisme. Il a laissé à la commune un autel portatif dit "Marbre de saint Hilaire" qui lui aurait servi à célébrer les saints mystères. Cet autel en porphyre (pierre d'Egypte) maintenu dans une enveloppe de cuivre, est devenu objet de culte. Chaque Vendredi Saint, des pèlerins allaient se faire «marbrer» par apposition de la pierre sur la partie du corps malade, dans l’espoir d’une guérison.

OFFICE DE TOURISME du Bocage Bressuirais

6 Place de l'Hôtel de Ville - BP 90184 -  79304 BRESSUIRE Cedex - FRANCE

+33 (0)5 49 65 10 27